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Cette petite ville prospère était connue pour ses minoteries sa vigne et surout son tabac. on y accédait par une route accidentée.émaillée de viaducs qui après la traversée de l'oued Djemaa. faisait place à une trouée. La localité avait été édifiée selon les normes d'urbanisme de l'époque, une grande rue un square. des ilots d'habitation en damier et pour les bâtiments officiels tout le faste du secondEmpire. Pour mémoire: Bordj Menaiel avait été entièrement saccagée lors de la grande révolte kabyle de 1871.

La ville a été construite par les Turcs. Elle est restée habitée, par près de 80 000 habitants, jusqu'au fameux séisme du 21 mai 2003 où elle fut presque totalement détruite.
De plus d'après les anciens habitants de Laqser, une ville proche, il y aurait même des vestiges d'une cité romaine, dont reste une sorte de moitié de mur sur laquelle une maison fut construite. Il y aurait aussi un tunnel souterrain assez long.
L'arrondissement de Bordj-Menaiel comprenait 13 localités.
Abbo-Afir-Bordj Menaïel-Camp du Maréchal-Les Issers-Chabet el Ameur-Dellys -Enza-Haussonvillers-Horace Vernet-Isserville-Rebeval-Rouaffa.
Besoin de votre aide mes amis
"L'oubli détient le pouvoir et le sens du secret"

Bordj Menaiel Monument aux morts. "14-18" -"39-45"
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Qu’elle soit Bordj-Menaïel (le fort de la femme vierge) selon des documents en notre possession ou Bordj-Menayal (le fort aux différentes couleurs) ou tout bonnement Bordj-Menaïel (le carrefour des cavaliers), cela n’a aucune importance, car chacun l’a surnommée à sa manière, mais l’ancienne ville vasarienne (Vasara à l’époque romaine) n’est pas seulement cette ville historique et stratégique dans les guerres anciennes, compte tenu des richesses innombrables qu’elle recèle (très mal exploitées), mais c’est aussi une région accueillante, hospitalière où il faisait bon vivre car, quoiqu’il en soit, on retrouve toujours ce fort (El Bordj) d’avant l’époque turque qui, faute d’attention ou par manque d’intérêt n’a pas la considération qu’il mérite et qui, par la force du temps est devenu un hôpital durant la colonisation française et aujourd’hui une annexe du secteur sanitaire. Le cas du fort menaïli est tout à fait édifiant, car totalement méconnu des habitants de la région. Ce joyau, dont les vestiges, murailles et canons existent toujours, était considéré comme un rempart durant les guerres qui se sont succédées. Bordj-Menaïel est héritière d’un riche et long passé, elle a connu beaucoup de civilisations qui lui ont été imposées et dont chacune a laissé des traces sur son sol. Elle a toujours été considérée comme un relais routier où de nombreuses écuries d’élevage de chevaux s’y trouvaient. Bordj-Menaïel compte parmi les villes les plus anciennes d’Algérie. Sa région est très riche, cette richesse s’explique par la situation géostratégique, dont les origines remontent aux fins fonds de l’histoire de la Numidie, de l’occupation turque, de la période romaine, ainsi que celle de la colonisation française qui a duré plus de 130 ans. Sa proximité d’Alger, donc de la mer, la fertilité de ses terres et la qualité de vie que l’on ymène, accueillante, hospitalière, font que la ville de Bordj-Menaïel a été et demeure le passage obligé qui relie la région de Grande-Kabylie à l’Algérois. Cependant, depuis que le monde est monde, Bordj-Menaïel a toujours été Bordj-Menaïel.
- Historique : selon une notice établie en mars 1899, Bordj-Menaïel (ancien Ippodium romain, peut-être Vasara) a été créée en 1863 puis a été détruite lors de l’insurrection de 1871, suite à quoi elle a été reconstruite la même année et agrandie en 1872. Elle a été érigée en commune de plein exercice par arrêté préfectoral du 8 novembre 1870, confirmé par décret. Avant l’occupation par les troupes françaises, les Turcs ont aménagé un fortin à Bordj-Menaïel qui appartenait auparavant à un chef de la grande famille des Issers, qui lui donna le nom de Bordj «Oum naïl» Fort de la vierge Naïl), dont l’importance stratégique ne nous a pas échappé. Mais durant la colonisation française, la commune s’était dotée d’un équipement complet de services publics, à savoir la construction de la mairie en 1930 sur un mauvais terrain puis détruite après l’indépendance pour des raisons inconnues.
Il a ensuite été procédé à la construction de la justice de paix et d’une prison civile en 1872, d’un commissariat de police en 1956, d’un hôpital auxiliaire avec des locaux administratifs, d’une gendarmerie et d’un hôtel des postes en 1932, d’un hôtel des finances en 1953, qui regroupe l’ensemble des services financiers. En ce qui concerne les services publics communaux, la municipalité disposait, notamment, d’un marché couvert quotidien. L’extension d’un marché hebdomadaire devenait nécessaire. Aujourd’hui, tous les édifices ont été détruits par le séisme du 21 mai 2003 et Bordj-Menaïel souffre le martyre, car elle étouffe… Sous-préfecture durant la colonisation, Bordj-Menaïel est devenue chef-lieu de daïra dès l’indépendance de l’Algérie en 1962. Actuellement, il n’échappe à personne que beaucoup reste à faire et, hélas, force est de constater qu’elle demeure à nos jours à l’état embryonnaire, ni plus ni moins. C’est là un constat qu’on peut vérifier, car rien n’a été réalisé. Bordj-Menaïel a l’avantage d’être une ville située dans une région à vocation agricole mais elle est devenue par la force du temps une commune démunie de ressources financières, de moyens matériels et de potentialités humaines et cela est dû surtout à son abandon total par les responsables de la wilaya de Tizi Ouzou, lorsqu’elle (Bordj-Menaïel) dépendait de cette wilaya, avant le découpage administratif de 1984, qui l’a rattachée à la wilaya de Boumerdès. Depuis, même scénario, rien n’a changé : Bordj-Menaïel a régressé sur les plans économique, culturel, social et même sportif. Qu’a-t-on fait pour cette ville depuis 1962, lorsqu’elle faisait partie de la wilaya de Tizi Ouzou ? Qu’est-elle devenue depuis le découpage de 1984 l’intégrant dans la wilaya de Boumerdès ? Tous les grands projets ont été déviés, lorsque l’on sait que Bordj-Menaïel est une ville historique et elle ne mérite pas ce qui lui arrive aujourd’hui. Quelles sont les projets ambitieux qui ont été conçus ? Qu’est devenue l’ancienne mairie coloniale avec son architecture merveilleuse ? Pourquoi l’a-t-on détruite ? Détruite par les hommes censés garder l’image de marque de la ville ! Des élections communales s’en vont et reviennent, des P/Apc sont élus, les hommes changent à la tête de l’Apc sans pour autant changer le cours du temps, car Bordj-Menaïel ne progresse pas dans les domaines économique, social et culturel. La ville possède ses économistes, ses hommes de lettres, ses architectes, ses médecins qui ne demandent qu’à être consultés. Que faut-il faire pour trouver le remède efficace pour la relance économique, sociale, culturelle et sportive, qui tarde à décoller. Depuis 1962, un vent défavorable n’a jamais arrêté de souffler sur cette ville et ne veut pas se calmer pour envisager un avenir serein et prospère pour cette région. Les élus qui se sont succédés à la tête de l’Apc de Bordj-Menaïel, de l’Apw de Boumerdès ou comme députés au Parlement n’ont rien amené de bon pour les habitants de cette coquette ville si ce n’est que des promesses. Ils ont tous menti à la population, personne n’a daigné tenir sa promesse. La ville possède ses propres architectes à l’image de Hamid Sid Rouhou, Makdeche Rabah et autres, ses propres médecins tels les Naïli, Achouri Makdeche Sid Rouhou, Gourari, Tafat, Messaoudi, le professeur Toumi, Ameur Soltane. Des notaires, tels que :
maître Sbaïa Hammou,
maître Toumi,
maître Agraniou Ahcéne,
maître Izouine Saïd,
maître Rafaa-Debbah Sofiane et d'autres,
Elle dispose de connaisseurs dans le domaine culturel, à savoir le grand Omar Fetmouche, Azazni Ahcène, le regreté Fetis Mohamed nous savons tous qu’historiquement la ville de Bordj-Menaïel a enfanté de grands révolutionnaires qui ont donné leur vie pour une Algérie libre et indépendante et auxquels on a trahi la mémoire, à savoir l’inexistence d’une stèle commémorative sur laquelle leurs épitaphes devaient être inscrits. Pourquoi cet oubli ? Bordj-Menaïel est une ville délaissée, dire qu’il n’y a pas si longtemps, elle était un havre de paix, un coin tranquille où le commun des mortels trouvait la sécurité, la détente et la joie de vivre, la ville de Bordj-Menaïel avait tout d’une ville hospitalière accueillante… Hélas ! Rien de tout cela. Un spectacle de désolation s'offre aux regards. L’inconscience et la bêtise humaine ont, dans leur œuvre destructrice, saccagé tout sur leur passage. C’est une ville «Habsa» (en léthargie), certains pensent que la ville ne recèle plus d’hommes compétents et qu’elle a été lâchée par ses propres enfants et le séisme du 21 mai 2003 est venu détruire ce qui restait. Bordj-Menaïel est devenu une ville méconnaissable, abandonné à son triste sort et c’est par la faute de ses dirigeants d’hier et d’aujourd’hui qui avaient accepté cette situation de pourrissement. Les citoyens de Bordj-Menaïel ne doivent s’en prendre qu’à eux-mêmes maintenant qu’ils sont désemparés par ce mal de vivre. Les jeunes ont perdu espoir en leur propre ville. La ville vit anarchiquement et où tout se fait au vu et au su de tout le monde. Tous les désordres et toutes les anarchies sont permises (trottoirs squattés). Par les magasins, le commerce informel florissant, drogue, criminalité quotidienne etc…) et les pouvoirs publics et les autorités locales semblent ne guère s’en soucier. A n’y rien comprendre. Comme si on voulait que ça perdure et cela risque d’imploser, car tous les ingrédients pour une forte déflagration sociale sont réunis. La ville souffre de l’absence d’autorité, à tel point que les élus tournent en rond. Cette situation perdure et personne n’ose lever le petit doigt.
04-01-2007
Mr: Kouider Djouab "la nouvelle république" |
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