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Militant de la première heure. Si Tahar Chemaâla a fait partie des premiers groupes qui ont mené plusieurs opérations le 1er Novembre 1954. II a été le compagnon d'armes de Amar Ouamrane et de Souidani Boudjemaâ. C'est Un véritable héros de la Révolution qui a côtoyé de vrais hommes. Aujourd'hui, il ne fait plus partie de ce monde maïs de son vivant il s'est toujours souvenu avec une certaine fierté et une considération déconcertante des hommes — les vrais — qu'ils a servi. Si Tahar Chemaâla a vu le jour dans les années 1925 à Naciria. Il a débuté son militantisme au sein du MTLD alors qu'il ne dépassait pas les 20 printemps. Il a fait partie des premiers noyaux de moudjahiddines dans les régions de Mitidja et de Kabylie devenus après le congrès de la Soummam de 1956, les wilayas III et I
II était alors responsable du secteur de l'information et de la communication. Pour les préparatifs du déclenchement du l" Novembre 1954, il figurait parmi le groupe des moudjahiddines qui ont participé à l'attentat de Boufarik. Promu chef de section, il devînt par la suite officier politique, il a fait partie du groupe qui a participé à la bataille du 6 janvier 1959 à Aït Yahia Moussa où il fut blessé en compagnie du colonel Amirouche. Pour que vivre l'Algérie, Chemaâla Tahar ne recula devant rien durant cette bataille où le colonisateur français utilisa des armes lourdes et le Napalm. Là préparation du 1° Novembre 1954 s'est déroulée
juste après la seconde guerre mondiale vers 1947, lors de la création de l'Organisation secrète qui, à l'époque, a entamé plusieurs actions de sabotage contre les intérêts des colons. Après le démantèlement du réseau, les activités clandestines se sont poursuivies sans pour autant qu'elles soient organisées. Le véritable travail de préparation dans la région de Kabylie a eu lieu en 1952 et 1953. Pas moins de cinq réunions se sont tenues secrètement à Bouassem, Draâ Ben Khedda et Oued El-Besbès (Bordj-Menaïel) chez des citoyens. Toutes ces rencontres étaient présidées par le regretté colonel Amar Ouamrane. Le.
But et la finalité de ces réunions avaient rapport, bien sûr, avec la préparation du 1° Novembre
et le choix des militants qui étaient chargés d'entamer des contacts avec les villageois pour choisir les éléments susceptibles d'être les premiers noyaux des actions armées. Plusieurs cellules ont été mises en place et composées de 3 à 5 hommes. Des instructions avaient été données à tous les militants afin d'éviter de passer la nuit chez eux. Il faut préciser tout de même que tous les militants ont prêté serment sur le Coran et ont été soumis à des mises à l'épreuve. De son vivant Chemaâla Tahar nous avait fait part qu'un travail minutieux a été entrepris dans plusieurs villages où d'importantes quantités d'armes ont été récupérées chez les citoyens.
Le colonel Ouamrane a organisé une'réunion dans le quartier du Square Port Saïd (Alger) qui a regroupé 25 éléments appelés à entreprendre des actions armées dans différents endroits. Pour Chemaâla Tahar, il avait la charge d'activer dans la région de la Mitidja (Blida et Baba Ali), les autres militants ont été affectés à Tad-maït, Naciria, Bordj-Menaïel, Si Mustapha et Dellys. C'est à Alger, précisément à Bab El-Oued que les moyens qui ont servi aux actions de sabotage ont été récupérés telle la dynamite ou encore les cisailles pour la destruction des poteaux électriques ou de téléphone.
C'est en fait à l'intérieur du cimetière de Birkhadem qu'une réunion secrète a eu lieu et durant laquelle a été procédée la répartition des groupes et les cibles à saboter dès les premières heures du 1er Novembre 1954. Des différentes opérations entamées par les militants, certaines ont réussi mais par contre d'autres n'ont pas atteint leurs objectifs dans plusieurs régions de Kabylie. Seule l'opération de Tadmaït a réussi, ainsi que l'incendie de l'usine de fabrication de papier située à Blida.
Les actions militaires et de sabotage des intérêts coloniaux n'ont pas cessé jusqu'à juillet 1959, C'était le début de 1'«Opération jumelles» où de nouvelles instructions ont été données. Après l'indépendance, Si Tahar Chemaâla a occupé la fonction de responsable de la kasma FLN avant de se retirer définitivement de la vie politique. Cela fait deux ans qu'il nous as quittés suite à une longue maladie.
Source : la nouvelle république |